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Georges Depeyrot

Genre littéraire : Historique

Biographie de l'auteur

Né en 1953 à Cahors, Georges Depeyrot est un historien, spécialisé en histoire économique et monétaire. Il a été Directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique, à l'École des hautes Études en Sciences Sociales et à l'École Normale Supérieure à Paris.

Revenu dans la région, il se consacre à l'étude de l'histoire régionale et au patrimoine rural avec des ouvrages publiés dans la collection https://lelongdeschemins.fr.

Contact

06 77 07 19 98
georges.depeyrot@ens.psl.eu

Ouvrages

Histoire des Paysans des causses du Quercy et du Rouergue

Des paysans se sont installés depuis des millénaires sur les hauts plateaux du centre de la France, qu’ils ont dénommés Causses en raison du sol calcaire. Ils ont arraché les pierres du sol pour rendre leurs champs plus fertiles. Ils ont construit des murs à perte de vue, des cabanes et des maisons. Ils ont affronté la sécheresse et les épidémies qui ravageaient leurs champs et leurs villages. La terre les nourrissait à peine, et beaucoup finirent par partir. Ceux qui sont restés se sont accrochés à leurs lopins de terre, ont continué à construire et à labourer. C’est une histoire de dur labeur et de courage, c’est aussi parfois l’histoire de la misère. Ce fut, durant les deux derniers siècles, la vie quotidienne des hommes et des femmes dans une région unique par son environnement et son histoire.

Lavoirs des causses

La lessive était un des grands moments de la vie familiale et collective du village. Les femmes se réunissaient alors pour plonger le linge dans les baquets d’eau bouillante et allaient le laver dans l’eau froide des cours d’eau et des sources. Les lavoirs étaient leur lieu de rencontre où se commentait la vie de chacun. Certains lavoirs étaient très modestes, quelques dalles posées le long des ruisseaux ; d’autres étaient équipés d’un ou deux bassins. Leur forme dépendait des lieux et des besoins. Ces constructions si fréquentes, édifiées avec les matériaux locaux, tombèrent en désuétude au cours du XXe siècle. La lessive devint une tâche intime, puis la machine à laver arriva.

Histoire des Paysans des causses du Quercy et du Rouergue

Des paysans se sont installés depuis des millénaires sur les hauts plateaux du centre de la France, qu’ils ont dénommés Causses en raison du sol calcaire. Ils ont arraché les pierres du sol pour rendre leurs champs plus fertiles. Ils ont construit des murs à perte de vue, des cabanes et des maisons. Ils ont affronté la sécheresse et les épidémies qui ravageaient leurs champs et leurs villages. La terre les nourrissait à peine, et beaucoup finirent par partir. Ceux qui sont restés se sont accrochés à leurs lopins de terre, ont continué à construire et à labourer. C’est une histoire de dur labeur et de courage, c’est aussi parfois l’histoire de la misère. Ce fut, durant les deux derniers siècles, la vie quotidienne des hommes et des femmes dans une région unique par son environnement et son histoire.

Rocamadour Conques Moissac et autres étapes de pèlerinage

Situé sur l’un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, le Quercy est une terre d’abbayes et de monastères romans. Le site le plus célèbre est Rocamadour, étape vers Rome ou l’Espagne qui détourna à son profit une partie du flux des voyageurs qui cheminaient d’églises en lieux de repos. Au fil des étapes, les représentations du Jugement dernier, du Paradis ou de l’Enfer s’efforçaient de renforcer leur piété en multipliant les bas-reliefs qui dénonçaient les vices des pécheurs, principalement la luxure des femmes et l’avarice des hommes. Le contexte et l’histoire du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle ou Rocamadour et les thèmes répétitifs des sculptures médiévales permettent de comprendre ce que voyaient les pèlerins et d’appréhender leur mentalité.

Le vin de Cahors

Le vin de Cahors connaît depuis quelques années un renouveau de notoriété. Pourtant, la vigne y est cultivée depuis des siècles avec diverses fortunes. Elle a été introduite en Quercy par les Romains et maintenue par les établissements religieux pour la tenue des offices. Durant le Moyen Âge, sa culture se développa sur les coteaux pierreux aux sols souvent dévastés par les orages. La viticulture, largement répandue dès le XVIe siècle, ne devint dominante qu’à la fin du XVIIIe siècle sous l’impulsion des agronomes et l’abolition des restrictions commerciales. La croissance de la demande des vins produits par les autres régions, la très forte hausse des prix qui s’en suivit, convainquirent les Lotois de privilégier le vignoble jusqu’à la catastrophe du phylloxéra. Depuis la dernière guerre, le cahors a retrouvé sa qualité et est devenu un des grands vins français.

Moulins

Moudre le grain, pour une population dont la base de l’alimentation est le pain, est primordial. Chaque agglomération d’importance possédait plusieurs moulins. Un ruisseau ou une rivière coulant à proximité permettait d’utiliser la force hydraulique. C’était la plus efficace parmi les énergies disponibles. Si l’eau manquait, le choix du vent s’imposait, et les moulins déployaient alors leurs grandes voiles sur l’horizon.